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Financement libyen présumé : le parquet requiert sept ans de prison contre Nicolas Sarkozy

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À Paris, le parquet a requis ce mercredi 13 mai 2026 une peine de sept années d’emprisonnement à l’encontre de l’ancien président français Nicolas Sarkozy dans le cadre du procès en appel portant sur les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. Cette affaire politico-judiciaire complexe continue de susciter un vif intérêt en France et au-delà.
Selon les réquisitions présentées devant la cour d’appel, l’accusation estime que l’ancien chef de l’État aurait joué un rôle central dans un système destiné à obtenir des fonds provenant du régime libyen afin de soutenir sa campagne électorale. Les procureurs ont ainsi demandé une peine plus lourde que celle prononcée en première instance, où il avait été condamné à cinq ans de prison.
Le verdict de la cour d’appel est attendu pour le 30 novembre prochain. En cas de condamnation confirmée, l’ancien président disposera encore de la possibilité de saisir la Cour de cassation afin de contester la décision.
Durant trois jours d’un réquisitoire particulièrement ferme, l’avocat général Rodolphe Juy-Birmann a présenté l’ancien dirigeant comme le principal bénéficiaire présumé du système mis en place pour favoriser son accession au pouvoir en 2007. Selon l’accusation, il aurait été l’initiateur d’une entente impliquant plusieurs proches collaborateurs dans le but de réunir des financements illégaux.
Toutefois, le ministère public n’a pas demandé de mandat de dépôt immédiat ni l’exécution provisoire de la peine, ce qui signifie qu’aucune incarcération immédiate ne serait envisagée avant l’épuisement des voies de recours.
De son côté, la défense rejette catégoriquement ces accusations. L’un des avocats de l’ancien président, Christophe Ingrain, a affirmé que les plaidoiries à venir démontreront l’innocence totale de son client.
Les représentants du parquet ont également demandé aux juges de reconnaître la culpabilité de l’ancien président pour l’ensemble des chefs d’accusation, notamment la corruption et le financement illégal de campagne électorale. Ces infractions avaient pourtant donné lieu à une relaxe lors du premier jugement.
Âgé de 71 ans, l’ancien leader de la droite française continue de nier toute implication dans des pratiques illégales. Il affirme n’avoir jamais bénéficié de financements provenant de la Libye pour sa campagne présidentielle.
Lors du premier procès, le tribunal avait néanmoins retenu le chef d’accusation d’« association de malfaiteurs », estimant que certains de ses proches collaborateurs avaient entrepris des démarches auprès du régime libyen pour obtenir un soutien financier.
Selon l’accusation, un accord aurait été conclu avec l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi afin de faciliter un financement clandestin de la campagne électorale française. En échange, des engagements politiques auraient été envisagés concernant certaines questions judiciaires touchant l’entourage du régime libyen.
Cette affaire, qui mêle enjeux politiques, diplomatiques et judiciaires, demeure l’un des dossiers les plus sensibles impliquant un ancien chef d’État français. Le jugement attendu en novembre pourrait marquer une étape déterminante dans cette longue procédure judiciaire.

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